Vif succès du dernier stage

Quelques uns des participants en pleine action

Quelques uns des participants en pleine action

Le stage organisé au mois de février 2011 a rencontré un vif succès. Près de 60 participants venus de plusieurs Dôjô (Lille, Tourcoing, Lyon, Liège,…), et même d’autres arts martiaux, ont pu (re)découvrir et pratiquer quelques unes des techniques de l’école Togakure Ryû, école spécialisée en Ninjutsu.

Quoi de plus « typique » qu’un stage sur une école de Ninjutsu pour un club de Ninjutsu ?

Nous avons la chance, au sein de l’école Bujinkan, d’étudier 9 écoles anciennes et distinctes. Certaines sont des écoles de combat créées à l’origine par des Samurai puis légués à des familles Ninja, d’autres sont des écoles 100% « Ninja ». C’est le cas de

l’école Togakure, une école fondée par et pour des Ninja, il y a un peu plus de 900 ans.

Ninpo Taijutsu

Ninpo Taijutsu

Lors de ce stage, nous avons eu l’occasion de faire un zoom sur quelques unes des techniques de combat utilisées par les Ninja de cette école. Tout d’abord, il faut savoir qu’en Ninjutsu, le combat doit être évité à tout prix. S’il n’est pas évitable, alors, il faut néanmoins savoir le gérer. C’est ainsi que diverses techniques de combat ont peu à peu été intégrées dans l’école.

Le stage nous a permis de travailler des techniques de combat (Ninpô Taijutsu) à mains « presque » nues. Je dis « presque nues » car les Ninja n’ont pas l’habitude de se priver de saisir un objet ou une arme pour combattre. c’est ainsi que les techniques à mains nues de l’école utilisent souvent, en réalité, une ou plusieurs armes préparées et emportées sur soi. On trouve notamment les Shuko (griffes de main), les Shuriken (petites lames ou « étoiles » qu’on peut lancer) et les Metsubushi (poudres aveuglantes).

Mutôdori, travail contre sabre

Mutôdori, travail contre sabre

La plupart du temps, le scénario étudié est le suivant : l’adversaire est censé avoir découvert un Ninja « en intrusion », il s’en suit donc 3 possibilités :

- si la distance est courte, l’adversaire tente de saisir le Ninja pour le retenir (celui-ci ayant une fâcheuse tendance à s’enfuir et à disparaître)

- si la distance est moyenne et le danger possible, l’adversaire attaque le Ninja qu’il a découvert avec son sabre (aie..aie… j’ai peur que ce soit une mauvaise idée…)

- si la distance est grande et que les gardes sont en nombre, ils encerclent le Ninja pour l’appréhender (Hum… C’est tout ? vous n’attendez plus de renfort ? et vous allez faire comment ?….)

La plupart des techniques de défense à mains « presque » nues de l’école Togakure découlent donc de ce type de situation.

Contre 2 sabreurs

Contre 2 sabreurs

On retrouve logiquement de multiples techniques pour contrer une « contre saisie » (Tori Gaeshi), contre une attaque de sabre (Mutôdori), ainsi que des techniques de rupture d’encerclement.

Les Shuko s’averent bien entendu redoutables pour combattre, ils accentuent en effet l’efficacité des techniques « à mains nues » et permettent même dans certaines conditions de bloquer un sabre (débutant s’abstenir).

Les Shuriken et Metsubshi, eux, permettent de divertir, aveugler ou toucher/endommager le ou les adversaire(s) afin de faciliter l’attaque ou encore de pouvoir prendre la fuite.

En combat, les Shuriken peuvent s’utiliser saisis dans la main (cela se traduit « Shuri »), pour accentuer coups et pressions, ou bien entendu lancés (Nage).

Les participants ont pu découvrir et pratiquer à la fois le lancer de Shuriken plats (« étoiles ») de type Senban Shuriken, mais également les pointes de différentes formes et longueurs (Bô Shuriken & Itaken), notamment celles de l’école Togakure.

Shuriken de type Senban (étoile)

Shuriken de type Senban (étoile)

Si lancer parait un acte « simple », être efficace demande cependant de l’entrainement.

Avec les Shuriken plats (« étoiles »), il est difficile d’être à la fois précis (toucher) et puissant (planter)

Avec les Shuriken en forme de pointe, il est déjà difficile de toucher la cible avec la pointe car l’arme a tendance a pivoter avant d’arriver sur sa cible (mais pourquoi ne veut-elle pas obéir ?).

A l’occasion de cet article, nous rapelons bien entendu que les Shuriken ne sont pas des jouets mais des armes dangereuses. A ce titre, il convient

de prendre toutes les mesures de sécurité adéquates lorsque l’on pratique, d’apprendre les bases indispensables auprès d’un instructeur compétent puis de pratiquer ensuite par soi-même pendant « un certain temps » avant d’espérer progresser significativement.

Bô Shuriken (pointes)

Bô Shuriken (pointes)

Les anciens vous le diront : où est le secret ? => entrainement, entrainement, entrainement !

Merci à tous ceux qui ont fait de cette journée une réussite ! :-)

Laisser un commentaire