Stage Koto Ryu et Hanbo

Qu’est-ce qu’un stage de Ninjutsu ? et pourquoi est-ce différent d’un cours ? Focus sur le stage de Novembre 2013…

La question peut paraître simpliste mais voici quelques éléments qui devraient vous aider à mieux comprendre les objectifs et l’intérêt d’un stage.

C’est entre autre l’occasion de travailler avec des élèves, des partenaires venant d’autres dôjôs, par exemple de Valenciennes et de Tourcoing. Parfois de Liège, de Lyon, de Marseille, etc … Et même parfois des pratiquants d’autres arts martiaux qui souhaitent découvrir le Ninjutsu et ses techniques.

Un stage c’est d’abord un rythme, et une durée différente d’un cours.

Un cours, entre l’échauffement et le travail des bases, reste au final relativement « réduit » en temps de progression.

Un stage c’est justement le luxe de pouvoir travailler, de l’échauffement, jusque la fin de la journée, les aspects techniques, les détails, l’esprit, l’histoire, les spécificités, d’une (ou des) école(s) (Ryu) qui composent le Bujinkan et le Ninjutsu, d’une ou des armes.

stage koto ryu 1

Lors de ce stage, par exemple, nous avons travaillé les sauts de façon isolée dans un premier temps, pour s’entraîner à être stable à la réception, puis au sein de plusieurs enchaînements face à un adversaire (en marchant l’un vers l’autre) : outre la stabilité, il est nécessaire d’être rapide, de masquer la prise d’impulsion, c’est à dire marcher de façon naturelle sans donner d’indication physique (accélération du pas, déviation de sa trajectoire, etc.) et à la réception du saut d’avoir un placement du corps permettant une frappe puissante.

Stage koto ryu 2

Plus particulièrement sur l’école Kotô ryû :

L’école Koto-ryu (qui signifie école pour abattre le tigre) semble être une école basée en partie sur la puissance, mais elle prend tout son sens quand on fait appel au Koppôjutsu, la méthode de travail qui utilise l’ossature humaine et le squelette, afin de créer une gêne, un déséquilibre, une posture chez l’adversaire qui lui est contraignante, et qui permet de rentrer la technique en lui donnant de la puissance, tout en limitant les risques. Le travail subtile de « déstructuration »  du squelette de l’adversaire (l’adversaire est placé dans une position anti-anatomique l’empêchant de riposter et décuplant l’efficacité des frappes/clés) doit être obtenu sans utilisation de la force, en se positionnant par exemple dans des angles par rapport à l’adversaire qui permettent d’être fort.

Le travail sur les pas croisés augmente le fait  de se déplacer sans donner d’indices, car le haut du corps ne semble pas bouger pour l’oeil adverse, tout en n’étant plus là ou il était .

Lors de ce stage, Christophe a mis en évidence l’état d’esprit suivant : « il n’y a qu’un tigre qui puisse abattre un autre tigre, donc devenez vous-même un tigre et déplacez vous comme lui. Il bondit, sort les griffes lorsque nécessaire, le tout bien entendu dans un cadre maîtrisé car nous restons ici dans le cadre de l’entrainement et du respect de l’autre. »

hanbo et koto ryu

En ce qui concerne le travail du Hanbô : l’idée principale est d’utiliser le bâton court en tant que prolongement de son propre corps, ce qui permet d’appliquer par exemple les mêmes principes sur le squelette de l’adversaire, tels que vus à mains nues. Notamment en utilisant les sauts voir des saisies, avant le début de l’attaque adverse.

Stage koto ryu et hanbo 2

Voilà au final en quoi un stage se révèle très « différent » en enseignements (et en même temps très peu en terme de contenu) d’un cours habituel de la semaine.

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